Biarritz, France. Une sortie en mer ordinaire pour l’équipage du chalutier « Étoile Marine » s’est transformée en une véritable enquête policière. En pêchant au large du golfe de Gascogne, les pêcheurs ont remonté dans leurs filets, au lieu de la prise habituelle de cabillaud, un coffre en chêne recouvert de coquillages centenaires et de vase.
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La mystérieuse trouvaille, pesant environ 40 kilos, s’est prise accidentellement dans les filets à 70 mètres de profondeur. Le capitaine du navire, Pierre Lenoir, a d’abord cru à une épave de barge, mais en y regardant de plus près, il a distingué des sculptures faites à la main et des restes de ferrures.
Lorsque le coffre a été ouvert dans le port de Biarritz, les témoins ont eu le souffle coupé. À l’intérieur, miraculeusement préservés par un revêtement étanche en plomb, se trouvaient :
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De vieux papiers sur parchemin et papier coton épais, scellés à la cire (probablement de la fin du XVIIIe siècle) ;
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Trois peintures miniatures dans des cadres en bois, représentant un paysage marin et des dames en perruques poudrées ;
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Des bijoux : une bague en or avec des armoiries familiales et plusieurs paires de boucles d’oreilles en grenat, à peine touchées par la corrosion.
Selon l’hypothèse préliminaire des historiens, le coffre pourrait faire partie des bagages de nobles fuyant le pays pendant la Révolution française (fin des années 1700), ou bien un butin perdu lors d’un naufrage. Le musée local a déjà proposé aux pêcheurs de racheter la trouvaille, mais ceux-ci hésitent encore : « Nous ne vendrons que les tableaux. Les papiers et la bague, il faut les laisser étudier aux historiens. Cela fait partie de notre histoire. »
Les artefacts ont été envoyés pour analyse à l’Université de Bordeaux. Une chose est sûre : l’océan garde ses secrets bien mieux que n’importe quel coffre-fort.
